PHNOM PENH (AP) -- L'ancienne maison conjugale d'un couple de Cambodgiens vivant à la campagne a été littéralement coupée en deux dans le cadre de leur accord de divorce.
Moeun Sarim, le mari âgé de 42 ans, a emporté avec lui tous les morceaux de sa moitié de maison. "C'est très bizarre, mais c'est ce que mon mari voulait", a souligné vendredi son ex-épouse Vat Navy, 35 ans, lors d'un entretien téléphonique. Elle a précisé que leur mariage avait pris fin le mois dernier.
"Il a fait venir des membres de sa famille et a utilisé des scies pour couper la maison en deux", a-t-elle expliqué, ajoutant qu'elle était désormais propriétaire de l'autre moitié, qui est encore debout.
Vat Navy raconte qu'une fois la petite maison de six mètres par 7,5 mètres coupée en deux, son ex-mari a emporté, avec l'aide de ses proches, tous les morceaux de l'habitation qui lui revenait au domicile de ses parents, situé 500 mètres plus loin.
Selon l'ex-épouse, le divorce a été provoqué par la jalousie de son mari suite à une rumeur de liaison entre elle et un policier du village. Elle nie toute relation extra-conjugale. "Il voulait un divorce alors j'ai dit, 'divorçons'", raconte-t-elle.
Selon Bou Bout, un chef du village, des responsables locaux et la police étaient présents comme témoins le jour où la maison a été découpée en deux parts égales.
Selon Vat Navy, les enfants du couple rechignent à aller à l'école par peur du jugement de leurs camarades. "Ils se sentent gênés parce qu'il manque la moitié de la maison", explique-t-elle. AP
Par Zigonet Marino, Italie - Une erreur de branchement a conduit les habitants de la ville à voir du vin blanc couler de leurs robinets.
Le festival du raisin de Marino est réputé pour sa fontaine de vin gratuit, installée dans le parc de la ville. Cette année cependant, le vin n'a pas coulé à flots dans la fontaine mais au robinet des résidents de la ville. Plusieurs habitants occupés à effectuer une tâche ménagère ou se faisant couler un bain ont en effet vu l'eau de leur robinet "se changer" en vin.
Adriano Palozzi, maire de la ville, a expliqué que l'incident serait dû à une erreur des techniciens du réseau d'eau potable. En effet, ceux-ci auraient par mégarde dirigé le flot de vin vers les habitations et non vers la fontaine traditionnelle. L'erreur a été rapidement signalée et réparée non sans avoir permis à quelques amateurs de vin de profiter de cette manne providentielle.
PARIS (AFP) Par Pierre-Marie GIRAUD Le contenu des poubelles des particuliers et des entreprises intéresse les escrocs de tout poil qui y trouvent des données confidentielles permettant des usurpations d'identité, phénomène croissant dont le préjudice est évalué à "plusieurs milliards" d'euros par an en France.
Le criminologue Christophe Naudin de l'université Paris II a ainsi estimé, lors d'une conférence de presse mardi à Paris, que l'usurpation d'identité, à partir de données confidentielles abandonnées ou volées, augmente chaque année de 40% en France et a causé en 2007 un préjudice évalué à "plusieurs milliards" d'euros.
Franck Lehuédé, chercheur du Centre de recherche pour l'étude et observation des conditions de vie (Credoc), a présenté au cours de cette même conférence de presse une étude menée auprès de 200 petites entreprises et de 300 ménages d'Ile-de-France et sur le contenu de leurs poubelles déposées sur la voie publique.
Cette étude révèle que les deux tiers des poubelles des entreprises étudiées contenaient au moins un papier confidentiel sur la société ou ses employés et que 80% des poubelles des ménages concernés renfermaient au moins un document susceptible d'être utilisé pour une usurpation d'identité.
Selon Christophe Naudin, cette "criminalité identitaire" intéresse d'abord les filières d'immigration clandestine (27,24%), devant les détournements de fonds (21,5%) au détriment d'établissements bancaires ou d'organismes sociaux, comme les Assedic ou les caisses d'allocations familiales (CAF).
Ce chercheur a cité le cas d'une "mère de famille", qui en 2006 à l'aide de faux papiers, avait déclaré avoir accouché de quintuplés... auprès de 17 CAF, ce qui lui avait permis d'empocher 22.100 euros par mois pendant 28 mois.
Dans un rapport d'information publié en 2006, le député Dominique Tian (UMP, Bouches-du-Rhône) citait une estimation de l'Urssaf évaluant "l'évasion sociale à 4 milliards d'euros, voire à 8 milliards" et "à 10.000 le nombre de personnes vivant à Paris de la fraude sociale".
Chaque mois, assure Christophe Naudin, 30.000 faux permis de conduire sont mis en circulation en France, principalement à partir d'ursurpations d'identité.
Le commandant de police Christian Fauvel, expert en "fraude documentaire" a expliqué que la "mode actuelle" était au permis de conduire volé vierge et rempli avec l'état-civil (nom, prénom) d'une personne qui existe réellement avec une photo représentant le titulaire du faux permis. Lors d'un contrôle, les policiers ou les gendarmes vérifient que le numéro du passeport est bien enregistré dans une préfecture et non que la photo correspond au nom.
Guy, un sexagénaire parisien, a raconté à l'AFP la mésaventure dont il avait été victime au début de l'année. A partir de son chéquier, envoyé par la poste et volé, un escroc a notamment fabriqué un faux permis de conduire au nom et à l'adresse de Guy sur lequel il a collé sa photo. Muni de ce vrai chéquier et de ses vrais-faux papiers, l'escroc a souscrit huit abonnements de téléphone portable, fait des achats dans des boutiques et s'est procuré pour 10.000 euros de timbres fiscaux vraisemblablement utilisés... pour la confection d'autres faux papiers.
Selon Christophe Naudin, le prix de faux papiers s'échelonne selon la qualité de 300 euros pour une mauvaise imitation de permis de conduire à 1.500 euros pour très bonne vraie-fausse carte de séjour valable dix ans.
Ces spécialistes conseillent aux entreprises et aux particuliers de détruire leurs documents ou les photocopies de ceux-ci dans une broyeuse ou par le feu.
Par Zigonet Boulder, Colorado, États-Unis - Robert Evans, 46 ans, a été renversé par une voiture puis, de retour de l'hôpital, par un train quelques heures plus tard. Le quadragénaire ne souffre que de blessures mineures à la tête, au cou et au bras droit.
M. Evans a tout d'abord été renversé par un automobiliste alors qu'il se déplaçait à vélo. Emmené à l'hôpital, il en est sorti quelques heures plus tard.
Alors qu'il parcourait les huit kilomètres séparant l'établissement hospitalier de son domicile, l'homme a emprunté un étroit pont sur une voie ferrée. Là, il a entendu un train arriver derrière lui. L'étroitesse du passage, trop exigüe pour permettre le passage d'un train et d'un piéton en même temps, ne lui a laissé d'autre choix que de courir pour atteindre l'autre côté du pont mais sa course fut vaine : touché par le train, l'homme a été projeté trois mètres plus bas, dans le ruisseau coulant en contrebas.
Après avoir arrêté les machines, le conducteur du train a prévenu les secours qui ont conduit une seconde fois M. Evans à l'hôpital, environ sept heures après qu'il en soit sorti suite à son précédent accident.